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Dossier de diagnostics techniques : comment réussir sa vente immobilier
15 octobre 2026

Dossier de diagnostics techniques : comment réussir sa vente immobilier

Comprendre le rôle des diagnostics dans la vente immobilière Vendre un bien immobilier implique de fournir à l’acheteur un ensemble de documents certifiant l’état du logement. Ce dossier de diagnostics techniques réunit plusieurs contrôles réglementaires, chacun concernant un aspect différent du bien. Leur nombre, leur contenu et leur durée de validité dépendent de critères comme l’ancienneté de la construction, la localisation et la nature des installations (gaz, électricité…). Quels sont les diagnostics obligatoires ? La composition du dossier varie selon la situation du logement : Le diagnostic de performance énergétique, qui mesure la consommation d’énergie. Le contrôle de l’amiante pour les logements bâtis avant 1997. L’état de l’installation électrique et du gaz si ceux-ci sont présents dans la maison. La recherche de termites est requise dans certaines zones désignées par la préfecture. L’état des risques et pollutions incluant les informations sur les risques naturels, miniers ou technologiques. Le diagnostic plomb pour les maisons construites avant 1949. L’audit énergétique est imposé pour les habitations classées F ou G au DPE. Pour les appartements en copropriété, la surface loi Carrez doit également être indiquée. Quel budget prévoir pour le dossier de diagnostics ? Le coût du dossier varie selon la nature du logement et la liste des diagnostics à réaliser. Aucun tarif fixe n’est imposé, mais voici quelques tendances : Pour un appartement récent : entre 300 et 450 euros pour tous les contrôles requis. Pour une maison construite dans les années 1970 à 1990 avec une installation gaz : de 450 à 700 euros. Pour une maison ancienne avec la nécessité d’un audit énergétique : entre 1 000 et 1 500 euros. Le fait de regrouper l’ensemble des diagnostics auprès d’un unique professionnel lors d’une même intervention permet souvent de réaliser une économie substantielle. Faut-il toujours effectuer le diagnostic termites ? La recherche de termites est exigée uniquement pour les biens situés dans une commune concernée par un arrêté préfectoral. Cela concerne de nombreux départements, aussi bien pour les maisons que pour les appartements, garages ou annexes. Pour connaître la situation de votre propriété, informez-vous auprès de votre mairie ou préfecture. À noter : ce document n’est valable que six mois et doit généralement être renouvelé avant la signature du compromis si le bien est resté en vente plusieurs mois. Quels sont les diagnostics à jour pour vendre ? Certains contrôles réalisés les années précédentes peuvent ne plus être valides au moment de la vente. C’est le cas du diagnostic de performance énergétique effectué avant juillet 2021, qui ne peut plus être utilisé pour une transaction depuis le début de l’année 2025. Un nouveau diagnostic conforme aux règles actuelles, valable dix ans, est alors nécessaire, sauf si des travaux sont intervenus depuis la visite précédente. L’audit énergétique : une obligation selon la note du DPE Lorsqu’une maison affiche une classe F ou G sur le diagnostic de performance énergétique, l’audit énergétique devient indispensable. Ce document va plus loin que le DPE en proposant des scénarios de travaux, des estimations de coûts et l’impact attendu sur le confort de vie. L’audit, d’un montant courant entre 500 et 900 euros, doit être transmis à l’acheteur avant la signature du compromis. Si votre propriété risque d’être mal classée, mieux vaut prévoir cet audit à l’avance pour éviter tout blocage. Peut-on vendre un logement mal classé au DPE ? Il est possible de mettre en vente une habitation dont l’étiquette énergétique est défavorable. Il convient cependant de présenter un audit énergétique à l’acheteur, et de mentionner la note DPE dans l’annonce. Depuis le 1er janvier 2025, une maison classée G ne peut plus être louée, ce qui impacte les ventes en cours de location. Par ailleurs, la faible performance énergétique constitue un levier de négociation pour l’acquéreur, notamment sur le prix. Quelle est la durée de validité de chaque diagnostic ? Le DPE est valable dix ans, sauf modification des installations ou gros travaux. L’absence d’amiante et de plomb dans le logement confère une validité illimitée à ces diagnostics. Le contrôle électrique ainsi que celui du gaz doivent être refaits tous les trois ans. Le diagnostic termites et l’état des risques ont une durée de six mois seulement. L’audit énergétique reste valide pendant cinq ans. Surveillez la date des diagnostics à brève validité : ils sont souvent expirés au moment du compromis. Qui doit payer les diagnostics techniques ? Le vendeur porte l’intégralité du coût des diagnostics obligatoires, qui doivent être remis à l’acquéreur dès le compromis de vente. L’acheteur reste cependant libre de commander à ses frais des examens supplémentaires, sans caractère obligatoire. Comment choisir un diagnostiqueur fiable ? Méfiez-vous des prestations très bon marché trouvées en ligne. Certaines plateformes délèguent à des opérateurs peu présents localement, avec des suivis limités. Un rapport mal ou superficiellement réalisé peut être contesté et engager la responsabilité du vendeur, en particulier si l’acquéreur se sent lésé par une information erronée. Assurez-vous que le professionnel choisi figure sur le registre officiel des diagnostiqueurs certifiés (diagnostiqueurs.din.developpement-durable.gouv.fr). Que faire si la vente prend du temps ? Lorsque le bien reste en vente pendant plusieurs mois sans trouver preneur, il est souvent nécessaire de mettre à jour certains diagnostics à validité courte, comme l’état des risques ou le contrôle termites, avant de relancer la commercialisation. Pour éviter des dépenses inutiles ou des oublis, sollicitez l’avis de votre diagnostiqueur qui saura vous aiguiller sur les documents à renouveler. En résumé, bien préparer son dossier de diagnostics techniques est un atout pour vendre plus efficacement et en toute sécurité. Anticiper ces démarches vous permet de gagner du temps et d’inspirer confiance aux acheteurs potentiels.

Tout ce qu’il faut savoir sur l’évolution du DPE avant 2027
30 septembre 2026

Tout ce qu’il faut savoir sur l’évolution du DPE avant 2027

Une évolution majeure du DPE prévue pour janvier 2027 L’année 2027 marquera une étape clé dans la réglementation énergétique française : le mode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) va de nouveau changer. En effet, à compter du 1er janvier, le coefficient qui sert à convertir la consommation électrique d’un logement en énergie primaire sera abaissé de 1,9 à 1,7. Cette décision, entérinée par un arrêté du 19 août 2026, intervient seulement un an après une première baisse du coefficient, passée de 2,3 à 1,9 en 2026. Comprendre l’ajustement du coefficient de conversion électrique Le DPE ne s’appuie pas uniquement sur l’énergie consommée directement par un bien immobilier. Pour l’électricité, il utilise un coefficient pour exprimer la consommation finale en énergie primaire, c’est-à-dire en tenant compte des pertes liées à la production et au transport de l’électricité. Ainsi, jusqu’au début de l’année 2027, chaque kilowattheure consommé est multiplié par 1,9 pour obtenir l’équivalent en énergie primaire. Dès janvier 2027, ce coefficient passera donc à 1,7, rendant le score énergétique plus avantageux pour les logements utilisant l’électricité. Ce changement reflète la prise en compte des évolutions dans le mix énergétique français et vise à ajuster le DPE à la réalité de la transition énergétique nationale, notamment la faible empreinte carbone de l’électricité en France. Quels types de logements seront les plus impactés ? L’ensemble des biens dont le DPE intègre la consommation électrique est potentiellement concerné par cette réforme. Toutefois, l’effet sera beaucoup plus marqué sur les habitations qui fonctionnent principalement à l’électricité, c’est-à-dire : les logements chauffés avec des radiateurs électriques, ceux équipés d’une production d’eau chaude sanitaire électrique, et les maisons ou appartements dotés d’une pompe à chaleur. Néanmoins, la progression en termes de classe énergétique n’est pas systématique : elle dépend des caractéristiques propres au logement, de ses équipements et de sa consommation. Selon les chiffres officiels, environ 300 000 résidences principales devraient quitter les classes F et G après l’entrée en vigueur du nouveau coefficient. Un passage de classe sans devoir réaliser de travaux Un aspect particulièrement marquant de cette nouveauté est que de nombreux logements pourront accéder à une meilleure note énergétique sans aucune intervention ou rénovation. Le simple ajustement du coefficient peut permettre à certains biens actuellement tout près d’un seuil de passer d’une classe G à F, de F à E, ou encore de E à D, en fonction de leur situation initiale. Point rassurant, cette modification ne peut pas entraîner une régression de la note DPE d’un logement. Anticiper la nouvelle notation énergétique Pour les propriétaires comme pour les agents immobiliers, il est conseillé d’anticiper ces évolutions afin de mieux positionner les biens sur le marché. Plusieurs outils, tels que des simulateurs spécialisés, permettent dès aujourd’hui d’estimer la future étiquette DPE d’un logement en tenant compte du nouveau coefficient. Ces outils offrent la possibilité de cibler les biens susceptibles de bénéficier d’un reclassement, notamment ceux actuellement classés E, F ou G. Conséquences pratiques pour les professionnels de l’immobilier Le DPE a un poids non négligeable dans la commercialisation des logements et sur les obligations réglementaires liées à la vente ou à la location. Les annonces immobilières doivent comporter la classe énergétique du bien ainsi que la classe climatique, et les logements F ou G nécessitent une mention spéciale concernant leur forte consommation. Un reclassement DPE à partir de 2027 oblige donc les professionnels à remettre à jour les informations présentes sur leurs supports de communication dès lors qu’une nouvelle notation est attribuée à un logement. Incidences sur la location Depuis 2025, les logements jugés comme les plus énergivores (classe G) ne peuvent plus être loués, selon les critères de décence énergétique en vigueur. Cette interdiction sera élargie aux logements classés F en 2028, puis aux biens classés E en 2034. De plus, les classes F et G sont désormais concernées par des limitations concernant l’évolution des loyers. Un changement d’étiquette peut donc signifier la possibilité de louer ou non un bien, ce qui modifie considérablement sa situation sur le marché locatif. Quid de l’audit énergétique ? L’audit énergétique est requis lors de la vente de certaines maisons individuelles ou immeubles en monopropriété classés E, F ou G depuis le 1er janvier 2025. En 2034, la classe D sera également concernée par cette obligation. Ainsi, lorsqu’un bien change de classe grâce au nouveau coefficient, la nécessité (ou non) d’un audit lors de la vente évolue également. Il devient donc essentiel pour les professionnels de bien anticiper ces mouvements avant toute transaction. Doit-on actualiser les anciens DPE ? Bonne nouvelle pour les propriétaires : il ne sera pas nécessaire de refaire un DPE en cours de validité du seul fait de la modification du coefficient de conversion électrique. Les diagnostics réalisés avant janvier 2027 resteront utilisables jusqu’à leur expiration normale. Une attestation officielle, téléchargeable gratuitement depuis l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, indiquera la nouvelle classe énergétique correspondant au coefficient révisé. Cette attestation ne change pas les données initiales du diagnostic mais met à jour l’étiquette DPE, ce qui est suffisant pour les démarches immobilières. De la même manière, les audits énergétiques déjà réalisés pourront être actualisés via une attestation, ce qui permettra d’aligner l’affichage des classes énergétiques sans remettre en cause le contenu de l’audit initial. Les professionnels doivent anticiper dès maintenant Pour les acteurs de l’immobilier - agents, syndics, notaires ou administrateurs de biens - il devient crucial de repérer les logements qui pourraient bénéficier de ce changement réglementaire. Au moment d’une mise en vente ou en location, il faudra ainsi vérifier la date du DPE, estimer le potentiel d’amélioration de la classe énergétique, et s’informer sur les obligations légales à venir. Conclusion La révision du coefficient utilisé dans le DPE à partir de 2027 va contribuer à améliorer la notation de nombreux logements électriques sans nécessité de travaux. Propriétaires et professionnels sont invités à utiliser d’ores et déjà les outils à disposition pour anticiper ces changements, optimiser la stratégie de commercialisation et s’assurer du respect des nouvelles obligations réglementaires.

Mesurage loi Carrez : mode d’emploi pour les vendeurs en copropriété
11 août 2026

Mesurage loi Carrez : mode d’emploi pour les vendeurs en copropriété

Comprendre le mesurage loi Carrez lors d’une vente en copropriété Lorsqu’un propriétaire souhaite vendre un bien en copropriété, la loi impose de mentionner la superficie privative dans les documents de vente. Il s’agit de la surface loi Carrez, dont le calcul est encadré par la réglementation, afin de garantir une information fiable et précise à l’acquéreur. Définition et règles de calcul de la surface Carrez La surface loi Carrez fait référence à la superficie des planchers des espaces fermés et couverts après déduction de certains espaces. Sont retirés du calcul : les murs, les cloisons, les marches, les cages d’escalier, les gaines ainsi que les encadrements des portes et des fenêtres, selon le décret du 17 mars 1967. Les surfaces dont la hauteur sous plafond est inférieure à 1,80 mètre ne sont pas prises en compte. Les lots ou fractions de lots de moins de 8 mètres carrés sont également exclus du mesurage. Comme le calcul peut prêter à confusion et requiert une connaissance précise de la législation, il peut être judicieux de solliciter l’intervention d’un diagnostiqueur formé. La mention de la surface Carrez : une obligation lors de la vente La loi du 10 juillet 1965 prévoit que tout document ayant pour objet la vente d’un lot de copropriété (compromis, promesse ou acte définitif) doit indiquer la surface de la partie privative. Au moment de la signature finale, le notaire remet aux parties un document qui mentionne cette superficie. Si le texte de loi n’est pas déjà intégré à l’acte, il l’accompagne alors de l’extrait correspondant. Bien qu’aucune obligation ne contraigne à faire appel à un professionnel pour cette opération, une erreur dans le métrage peut entraîner des conséquences notables, notamment d’ordre financier ou juridique. Faire expertiser son bien par un spécialiste reste un gage de sécurité. Les conséquences d’une erreur de mesurage loi Carrez Omettre de mentionner la surface Carrez dans l’acte de vente ouvre la possibilité pour l’acheteur de demander l’annulation de la vente, à condition d’agir dans le mois qui suit la signature de l’acte authentique. Si la surface annoncée dans l’acte est incorrecte, deux scénarios existent : Si la superficie réelle excède celle mentionnée, le prix de vente n’est pas ajusté en faveur du vendeur. En cas de surface réelle inférieure de plus de 5 % à celle annoncée, l’acheteur peut réclamer une réduction du prix proportionnelle à la différence. Il dispose d’une année complète après la signature pour engager cette démarche. Pourquoi confier le mesurage à un professionnel ? Afin d’éviter d’éventuels conflits, une réduction du prix de vente ou l’annulation pure et simple de la transaction, il est recommandé de faire réaliser le mesurage loi Carrez par un expert. Son savoir-faire garantit un document conforme à la réglementation, protégeant ainsi vendeurs et acquéreurs lors d’une transaction en copropriété.

Comment la répartition des vitrages influence le confort d'été
20 juillet 2026

Comment la répartition des vitrages influence le confort d'été

Pourquoi la disposition des vitrages compte-t-elle pour le bien-être estival ? L’été peut transformer un logement mal pensé en véritable fournaise. Pourtant, beaucoup ignorent à quel point le confort thermique des belles saisons dépend de l’agencement des vitrages sur les différentes façades du bâtiment. Bien plus qu’un simple critère esthétique, cette répartition influence la capacité de votre logement à rester agréablement frais lorsque les températures grimpent. Les points essentiels pour comprendre l'impact des vitrages Lorsque l’on parle de confort d’été, les diagnostics énergétiques en tiennent compte à travers différents paramètres. Parmi eux, la manière dont les fenêtres sont réparties joue un rôle déterminant. Un point qui échappe bien souvent à l’attention, et qui pourtant conditionne l’efficacité de la ventilation naturelle, l’exposition au soleil et la gestion de la chaleur. L’isolation du toit : Les combles représentent la principale porte d’entrée de la chaleur. Une toiture correctement isolée protège durablement contre les rayons solaires. L’inertie thermique : Les murs massifs retiennent la fraîcheur nocturne pour la restituer lentement en journée, ce qui limite les pics de température. Les équipements de protection solaire : Volets, stores ou persiennes extérieurs sur les ouvertures exposées (sud, est, ouest, fenêtres de toit) empêchent les rayons de s’infiltrer. Leur efficacité dépend aussi de la taille et de la position des fenêtres. Le caractère traversant : Un logement où les surfaces vitrées sont bien réparties sur plusieurs façades permet à l’air frais de circuler librement d’un côté à l’autre, facilitant ainsi l’évacuation de la chaleur accumulée pendant la journée. Les ventilateurs de plafond : Ces dispositifs fixes, en favorisant le mouvement d’air, participent à améliorer la sensation de fraîcheur intérieure. Répartition des vitrages et ventilation naturelle L’organisation des surfaces vitrées ne doit pas reposer uniquement sur la recherche de luminosité. Un bon équilibre entre les différentes façades garantit une meilleure capacité à ouvrir les fenêtres la nuit afin de profiter de la fraîcheur naturelle. Si la plupart des vitrages sont concentrés sur une seule face du logement, l’air circule mal et l’évacuation de la chaleur devient plus difficile, avec, pour conséquence, un intérieur surchauffé. Pour qu’un habitat soit dit “traversant”, la majorité des baies vitrées ne doit pas se concentrer sur une seule façade. Dès qu’une façade rassemble 75 % ou plus des fenêtres, la ventilation naturelle s’en trouve significativement réduite. À l’inverse, quand les ouvertures sont bien équilibrées, la circulation de l’air est facilitée, ce qui améliore le ressenti thermique lors des épisodes chauds. Zoom sur la taille et la disposition des fenêtres Toutes les fenêtres n’ont pas le même impact. Selon leur surface et leur orientation, leur prise en compte dans l’évaluation du confort d’été varie. Les petites ouvertures (moins de 0,7 m² et représentant moins de 10 % de la surface totale vitrée) ne sont généralement pas incluses dans le calcul des protections solaires requises. Ce n’est toutefois pas le cas pour les fenêtres de toit, soumises à des exigences spécifiques quel que soit leur format, car leur exposition en pente les rend particulièrement sensibles au rayonnement solaire direct. Comment optimiser le confort d’été grâce aux vitrages ? Il existe de multiples gestes et travaux pour profiter d’une sensation de fraîcheur même par forte chaleur. Installer des volets extérieurs ou des persiennes sur toutes les ouvertures exposées limitera efficacement l’entrée de la chaleur. Une isolation renforcée de la toiture est aussi un investissement pertinent, tout comme la mise en place d’un ventilateur de plafond ou l’option d’une isolation par l’extérieur pour sauvegarder l’inertie des murs. Adoptez de bons réflexes : Fermez volets et stores en journée, aérez largement la nuit ou tôt le matin, et gardez la climatisation réglée à une température modérée. Un accompagnement personnalisé pour mieux adapter votre logement Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, un professionnel du diagnostic pourra examiner en détail la répartition des vitrages de votre habitation. Grâce à une étude approfondie, il sera possible de prioriser les améliorations à envisager pour mieux vivre l’été, tout en tenant compte de l’ensemble des caractéristiques spécifiques de chaque bien.

Diagnostiquer l’amiante avant la location : bientôt une règle générale.
12 juin 2026

Diagnostiquer l’amiante avant la location : bientôt une règle générale.

Une nouvelle obligation en préparation pour le parc locatif La question du diagnostic amiante pour les locations refait surface et pourrait, à compter de 2027, devenir la norme pour tout bailleur. Alors que la loi ALUR de 2014 avait déjà introduit la mesure dans l’arsenal réglementaire, son application avait jusque-là été bloquée en raison de l’absence de texte d’application détaillant ses modalités. Des consultations récentes laissent cependant entrevoir une prochaine mise en œuvre concrète via un décret en cours d’élaboration. Des discussions en cours sur le futur cadre réglementaire Des organismes nationaux majeurs ont été sollicités pour apporter leur expertise sur ce projet de décret qui viendrait définir précisément la place du diagnostic amiante dans les locations. Cette évolution vise principalement à mieux informer le locataire sur les risques liés à la présence potentielle d’amiante dans l’habitat ancien. Si le calendrier avancé se confirme, cette obligation pourrait s’appliquer à partir du 1er janvier 2027. Quels biens immobiliers seraient concernés par la nouvelle mesure ? À l’instar de ce qui existe pour la vente immobilière, la réglementation s’appliquerait aux logements dont le permis de construire a été accordé avant le 1er juillet 1997. Les méthodes de repérage et les matériaux examinés lors de ce diagnostic devraient reprendre les exigences du contrôle actuellement réalisé lors d’une cession immobilière, garantissant ainsi une harmonisation des pratiques professionnelles. Impacts pour les propriétaires bailleurs et professionnels de l’immobilier Le diagnostic amiante serait ajouté aux autres documents exigés dans le Dossier de Diagnostic Technique (DDT) remis au locataire. Les locataires bénéficieraient d’une transparence accrue sur la présence éventuelle de matériaux amiantés. Un suivi plus rigoureux serait attendu pour les logements anciens avant toute nouvelle mise en location. L’anticipation des diagnostics deviendrait essentielle pour constituer des dossiers locatifs conformes. Une notice d’information spécifique pourrait accompagner chacun des logements concernés, détaillant les risques liés à l’intervention sur des matériaux amiantés (travaux, bricolage…). Un enjeu de santé publique incontournable L’amiante, responsable de nombreux problèmes sanitaires, demeure une préoccupation majeure. Sa dangerosité tient notamment au fait que ses fibres, non détectables à l’œil nu, s’échappent dans l’air lors de dégradations ou de travaux, exposant ainsi les occupants à de graves risques pour leur santé. La future réglementation aurait pour objectif prioritaire la protection des locataires par l’information et la prévention. Se tenir informé et anticiper les évolutions Dans un contexte où la sécurité sanitaire des logements devient une priorité, il est important pour les propriétaires et les professionnels de l’immobilier de suivre l’évolution des pratiques réglementaires. Même si cette future obligation n’a pas encore de valeur légale, anticiper son entrée en vigueur dès à présent permettra d’assurer la conformité des biens mis en location dans les prochaines années.

Les 5 postes qui pèsent dans la performance énergétique d’un logement
24 avril 2026

Les 5 postes qui pèsent dans la performance énergétique d’un logement

Un diagnostic détaillé pour comprendre la consommation énergétique La performance énergétique d’un logement ne se limite pas à l’examen rapide de ses équipements de chauffage. Lors de l’établissement du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), un professionnel analyse en détail cinq aspects essentiels de la consommation du bien immobilier, en simulant leur comportement sur une année complète. Ces cinq usages sont à la base du calcul de la performance globale du logement, influençant directement la note affichée sur le rapport final. Chauffage : le principal poste de consommation Parmi ces éléments, le chauffage occupe une place prépondérante, tout spécialement dans les maisons anciennes mal isolées. Il peut représenter de 60 à 80 % des besoins énergétiques. Plusieurs critères sont pris en considération, comme le type et l’efficacité du système de chauffage (gaz, pompe à chaleur, poêle…), ainsi que la qualité de l’isolation (murs, toit, fenêtres). Les plus grandes économies peuvent généralement être réalisées en agissant sur ce poste, soit en modernisant l’installation, soit en améliorant l’isolation. Eau chaude sanitaire : un poste souvent sous-estimé La production d’eau chaude sanitaire constitue le deuxième facteur impactant la dépense énergétique. Le mode de production joue un rôle central : un ballon électrique classique consommera plus qu’un modèle thermodynamique, par exemple. De nombreux propriétaires n’accordent pas assez d’attention à ce poste, alors qu’il peut sensiblement influencer la note du DPE. Refroidissement : une prise en compte grandissante Même si tous les logements ne sont pas équipés d’un système de climatisation ou de pompe à chaleur réversible, le DPE prend en compte le potentiel de surchauffe durant l’été. L’exposition, la ventilation naturelle, la présence de volets et l’inertie thermique sont donc intégrés au calcul, ce qui permet d’approcher la réalité de l’usage, même en l’absence de système de refroidissement dédié. Éclairage : un impact limité mais considéré Les besoins en éclairage sont intégrés au calcul de façon forfaitaire. Le type d’ampoule utilisé (LED, fluocompacte, halogène…) n’influence pas directement le résultat, car ces équipements peuvent être changés facilement au cours de la vie du bien. Néanmoins, ce poste fait partie de l’analyse pour refléter la consommation complète du logement. Auxiliaires : le poids des équipements secondaires La catégorie des auxiliaires regroupe tous les appareils électriques fonctionnant en continu, comme les ventilateurs de VMC, les pompes des circuits de chauffage ou encore les systèmes de régulation. Ces consommations, souvent ignorées par les occupants, peuvent s’avérer significatives, surtout dans des logements équipés d’appareils anciens, moins performants. Deux indicateurs pour classer les logements À l’issue de l’évaluation de ces cinq postes, deux étiquettes sont émises : l’une pour la consommation d’énergie primaire, exprimée en kilowattheures par mètre carré et par an, et l’autre pour les émissions de gaz à effet de serre, indiquées en kilogrammes de CO₂ par mètre carré et par an. La note globale correspond à la moins bonne des deux. Ce double classement a des effets concrets. Par exemple, un bien chauffé au gaz naturel pourra être pénalisé pour ses émissions de CO₂, même si sa consommation énergétique est raisonnable. Depuis janvier 2026, la diminution du coefficient de conversion de l’électricité (passé de 2,3 à 1,9) améliore la note énergétique des logements tout électriques, même si les éléments mesurés restent identiques. Ce que cela change pour les propriétaires Les personnes possédant un logement chauffé à l’électricité peuvent désormais obtenir gratuitement une attestation de recalcul de leur étiquette via le site de l’ADEME, à la lumière du nouveau coefficient. Ce document peut suffire à améliorer la classe de leur logement, évitant parfois des travaux ou des diagnostics supplémentaires. À partir du 1er janvier 2025, il sera interdit de louer un logement classé G pour tout nouveau bail ou renouvellement. En 2028, cette interdiction s’étendra aux habitations classées F. La vente d’une maison notée F, E ou G impose désormais de présenter un audit énergétique détaillant des préconisations de travaux, document complémentaire au DPE. Ainsi, bien connaître la répartition des consommations, poste par poste, est indispensable pour agir efficacement sur la performance énergétique de son logement et anticiper les prochaines évolutions réglementaires.

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